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Notre process de conception issu du design thinking

Posté le 31 mai 2016 dans Vie du studio

Nous vous avons déjà parlé d’UX, de design thinking, des critères fondamentaux qui permettent d’améliorer l’expérience vécue par l’utilisateur d’un service, d’un outil, d’un produit (vous trouverez tout ça dans l’article UX or not UX). Aujourd’hui, nous vous proposons de vous parler un peu plus du process de conception qui en découle. Pour nous, il s’agit d’un véritable état d’esprit, une manière de vivre les projets, entièrement tournés vers l’utilisateur.

Processus issu du design thinking

 

 

 

 

Observer, comprendre et dégager les problématiques du projet

Nous commençons toujours par nous renseigner sur l’utilisateur (du service, du produit, le consommateur, le récepteur du message publicitaire). Qui est-il vraiment ? Dans quelles conditions sera-t-il touché par notre message ? Quels sont les facteurs qui l’amèneront à utiliser notre produit ? Quelles attentes, espoirs, émotions suscite notre service ? C’est une phase où nous devons nous mettre à sa place, en totale empathie, afin de nous assurer tout au long du projet que c’est bien pour LUI que nous travaillons.

 

Ensuite, nous allons chercher à mieux cerner le contexte « business » de l’offre. Ici, ce sera plutôt notre client ainsi que sa concurrence que nous allons étudier. Nous devons en effet savoir précisément quelles sont les valeurs et l’identité de notre client, ses ambitions, les actions déjà menées, les moyens réalistes (économiques et humains) dont nous disposons pour mener à bien le projet. Nous devons également savoir quelles seront les freins imposés par le marché : image de marque de la concurrence, la réputation et la médiatisation de son offre…

 

Bref, il s’agit de discerner les différentes problématiques, les atouts et les contraintes liés à la réussite du projet.

 

 

 

 

Avoir des idées, plein d’idées, et sélectionner les meilleures

La créativité, l’imagination, l’innovation… sont souvent les aspects les plus attirants de nos métiers. Les techniques de brainstorming abondent, toutes plus fun les unes que les autres, dans le seul but de suffisamment détendre l’atmosphère pour favoriser la production d’idées neuves. Mais ne vous y trompez pas ! Il s’agit moins de trouver LA bonne idée qu’un ensemble de solutions créatives et pratiques pour surmonter chaque problématique énoncée à l’étape précédente !

 

Nous devons produire des idées pour permettre de transmettre le message principal, des idées pour permettre d’expliquer le fonctionnement du produit, des idées pour inciter l’utilisateur à faire une action bien précise, des idées pour générer chez lui le désir de renouveler son expérience, des idées pour tacler la campagne publicitaire de la concurrence…

 

Et toutes ces idées, générées et dument inscrites au marqueur sur des post-it multicolores, vont être triées, passées au crible, évaluées et testées selon différents points de vue. Au final à peine quelques unes resteront, au milieu d’une hécatombe de notes repositionnables éparses, les bonnes idées sacrifiées au bénéfice des meilleures.

 

 

 

 

Passer de l’idée géniale au prototype

Nous en sommes convaincus, c’est ce concept qui produira les meilleurs résultats. Il va donc falloir lui donner vie ! Un peu d’organisation générale d’abord : quels seront les thèmes principaux, quelles seront les fonctionnalités primordiales ? Puis en affinant un peu : quels contenus pour quelle zone, quelle articulation entre chaque ? C’est ici que naissent les premières esquisses papier d’une future mise en forme.

 

Affinons le travail ! Toujours sur papier, nous allons chercher la meilleure manière de mettre en forme le contenu, de manière à le rendre intéressant et attirant pour l’utilisateur tout en restant pertinent avec l’ensemble du projet. On pourra par exemple définir qu’une vidéo de démonstration aura plus d’impact qu’une fiche PDF avec des instructions d’utilisation, mais qu’elle n’existe pas pour le moment. Il faudra donc la proposer au client tout en l’informant des conséquences d’un tel choix (délais, coûts, impact positif, possibilité de réutiliser la vidéo sur différents médias…).

 

Le prototypage se poursuit par la production de la charte visuelle (et par la charte d’interaction le cas échéant). Après le squelette, les organes et les muscles, il faut designer l’enveloppe corporelle (grain de la peau, couleur des yeux, chevelure). Nous nous appliquons à rendre le projet utilisable et ergonomique (forme des boutons, lisibilité, material design) puis esthétique (jeux de couleurs et de typographies, choix graphiques des visuels, animations potentielles).

 

Au fur et à mesure, le proto prend forme et se transforme en « démo jouable », proche du produit final. Et tout au long de son élaboration, nous aurons tout le loisir de tester sa pertinence, à toutes les étapes. Il nous sera par exemple facile de constater que l’image promotionnelle n°1 est très compréhensible sur un grand affichage, mais demande à être recadrée, ou simplifiée pour un affichage plus petit (espace publicitaire réduit, site web sur smartphone).

 

 

 

 

Produire, fabriquer, et s’assurer que tout match well

Nous avons terminé le prototype, celui-ci correspond en tout point aux besoins identifiés du projet, il a été amélioré en vue d’être plus que pertinent auprès de l’utilisateur, il est maintenant temps de passer à la phase productive !

 

Quel que soit la nature du projet, la phase de prod’ est longue et délicate. Il faut rédiger les textes, en prenant en compte le sentiment général qu’il doit dégager, la qualité du vocabulaire ou certains mots à placer. Il faut acquérir, ou fabriquer les visuels : illustrations, photographies, infographies puis les adapter au support. Il faut finaliser chaque élément de l’interface graphique (boutons, puces, cadres visuels) et les produire au format souhaité. Il faut développer l’ensemble des variantes, des interactions, des fonctionnalités.

 

Et enfin, il faut tout rassembler, contenant et contenus, et procéder aux dernières vérifications avant le lancement de l’impression, avant la mise en ligne, avant le coup d’envoi. Est-ce que tous les visuels sont coordonnés à la ligne graphique définie ? Est-ce que la ligne éditoriale est respectée dans les textes, dans les articles d’information, dans les communiqués pour les médias et pour les réseaux ? Est-ce que tout fonctionne ? Même dans des conditions d’utilisation dégradées (mauvaise vue, mauvaise connexion, support d’information « noyé » au milieu des autres…).

 

 

 

 

Lancer, analyser, améliorer

Nous voilà presque à la fin du processus. Il ne reste plus qu’à lancer l’action, à appuyer sur le bouton rouge pour que les véhicules marqués commencent à circuler, l’appli soit dispo sur l’Apple Store, le stand monté, les affiches affichées, le mailing envoyé.

 

Tout au long des étapes de conception de notre produit de communication, nous avons cherché le meilleur compromis, la meilleure manière de faire, le meilleur impact. Tout cela, en nous référant systématiquement à notre utilisateur. Parce que si cela ne lui plait pas, il ne s’en servira pas.

 

Alors pour finir, nous ne nous estimons pas satisfaits tant que nous ne pouvons affirmer, par le biais de feed-back des clients, par les statistiques générées, par le croisement de données tirées de la « vraie vie », que l’utilisateur, de par son utilisation du service, de par le renouvellement de son expérience, de par le retours positif qu’il en a fait à son réseau, est réellement satisfait.

 

L’objectif fixé initialement et atteint en entraine d’autres, complémentaires, souvent plus ambitieux. Comment faire mieux ? Comment offrir une expérience améliorée ? Plus positive ? Plus fructueuse ?

 

Il n’y a pas de secret : on revient à la case départ, et on rejoue le scénario !

 

 

 

 

Pour conclure

Il fallait une conclusion à cet article, alors voilà : vous avez aimé cet article ? Nous vous avons aidé à mieux comprendre comment, au même titre qu’un produit à lancer sur le marché, nous designons un outil de communication ? Dites le nous de manière originale ! Envoyez nous un bloc de post-it tout neuf pour que nous continuions à pratiquer notre merveilleux métier ! Ou encore mieux : partagez cet article autours de vous, parlez-en, recommandez-le !

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